Plume et le Coquillage des Vagues guérisseuses

Au bord d’un grand océan turquoise, Plume, le petit tigre à la tache blanche en forme de cœur, découvrit un port de pêche endeuillé : les enfants du village souffraient d’un mal étrange appelé le souffle salé. Ils toussaient sans cesse dès que la brise marine se levait.

La vieille tortue de mer, gardienne des récifs, expliqua à Plume que seule la Perle du Coquillage des Vagues pouvait apaiser ce mal. Le coquillage dormait dans la Grotte des Courants et ne s’ouvrait qu’avec trois dons de l’océan :

1. Un éclat d’écume d’une vague reine, à prélever sur la crête d’un rouleau géant.

2. Une larme de dauphin rieur, signe d’une joie absolue.

3. L’ombre d’une étoile de mer, capturée au lever du soleil.

Déterminé, Plume embarqua sur un vieux catamaran.

• Sur la haute vague, il bondit et cueillit un éclat d’écume scintillante qu’il enferma dans une petite bouteille.

• Au large, il fit tournoyer une algue comme un ruban ; un jeune dauphin éclata de rire et laissa couler une larme d’argent que Plume recueillit dans un coquillage vide.

• Au petit matin, sur un banc de sable, il plaça un voile blanc au-dessus d’une étoile de mer ; l’ombre se fixa sur la toile comme un dessin invisible.

Dans la Grotte des Courants, Plume déposa les trois trésors sur le Coquillage des Vagues. Celui-ci s’ouvrit, révélant une perle opaline qui diffusait un souffle doux parfumé d’iode et de fleurs.

De retour au village, Plume fit dissoudre la perle dans l’eau douce ; chaque enfant en but une gorgée. Leur toux cessa aussitôt, et des éclats de rire remplacèrent les quintes douloureuses.

Le soir, sur la plage illuminée par des torches de bambou, on dansa autour d’un grand feu. Les pêcheurs offrirent à Plume un collier d’éclats de coquillages, symbole de leur gratitude.

Depuis ce jour, quand la mer se fait trop capricieuse et que les enfants tombent malades, on dit :

« Écoute le murmure des vagues ; c’est Plume qui veille sur notre santé. »